Apr

01

2009

Le «GHI» publie un courrier du négationniste René-Louis Berclaz qui s’en prend à la CICAD

L’hebdomadaire GHI publie ce jour un courrier du tristement célèbre René-Louis Berclaz, maintes fois condamné pour incitation à la haine raciale et négationnisme, qui critique la CICAD au sujet des plaintes que celle-ci a déposées dans la récente affaire d’un internaute antisémite (voir Newsletters
881,
882,
885 et
889).

René-Louis Berclaz est l’ancien secrétaire de l’association négationniste Vérité et Justice, établie en 1995 à Châtel Saint-Denis.

En 1998, le Tribunal pénal de la Veveyse le condamne à quatre mois de prison avec sursis pour discrimination raciale.

En 2002, il est condamné à huit mois de prison pour discrimination raciale et calomnie par le Tribunal de la Veveyse, qui dissout l’association Vérité et Justice.

L’année suivante: nouvelle enquête contre René-Louis Berclaz pour publication négationniste. Le Veveysan, qui doit purger sa peine, quitte la Suisse sans laisser d'adresse. Un mandat d'arrêt international est lancé.

En 2004, la justice retrouve sa trace en Serbie. Il se rend aux autorités, à l'ambassade de Suisse à Budapest, et purge sa peine. Il est libéré conditionnellement en 2005.

Il est ensuite arrêté en Roumanie en septembre 2006, en compagnie d'un Français, recherché pour tentative d'homicide. Les policiers roumains avaient en effet trouvé un fusil dans ses bagages et, surtout, des CD négationnistes.

En 2007, libéré par les autorités roumaines, il est de retour en Suisse, où il entend, de son propre aveu, continuer à propager le négationnisme (
voir Newsletter N° 549).

Dans le GHI de ce jour, ce négationniste notoire écrit:

«Nos droits constitutionnels ne s’usent que si l’on ne les utilise pas. Le droit à la liberté d’expression, en particulier, résume et garantit tous les autres : c’est le fondement même de la dignité humaine. La CICAD clame haut et fort son indignation. Pourquoi ne dépose-t-elle pas plainte pour calomnie et diffamation ? Parce qu’il existe une jurisprudence constante en la matière qui oblige le plaignant de faire la preuve de ses allégations, basées sur des faits précise. C’est pourquoi la CICAD se réfère à l’art. 261 bis CPS (réd : punissant la discrimination raciale), ce qui lui évite de plaider sur le fond. Cette loi permet à la CICAD d’instruire des procès d’intention. Frank Brunner n’a lui, tué personne, contrairement aux crimes de guerre de Tsahal. La CICAD fait diversion pour masquer le vrai problème du moment, à savoir le génocide du peuple palestinien. Tout le reste n’est que lamentations et autres écrans de fumée de la propagande sioniste.»

La CICAD déplore que le GHI ait publié un tel courrier sans aviser ses lecteurs du parcours de René-Louis Berclaz. Dans un souci d’information, il aurait été souhaitable que ceux-ci aient connaissance de la totale partialité de l’auteur de ce courrier, ce d’autant plus qu’il s’exprime dans le cadre d’une affaire d’antisémitisme.

La CICAD ne compte pas laisser un tel courrier sans réponse et prépare, dès à présent, une réaction appropriée à l’adresse de la rédaction du GHI, afin de lui faire part de sa consternation.

Source : CICAD – mercredi 1er avril 2009

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