Nov

13

2006

Négationniste suisse arrêté en Roumanie

Le négationniste suisse René-Louis Berclaz, qui a vécu à Châtel-Saint-Denis (FR) de 1995 à 2003 en y développant un bureau chargé de nier l'Holocauste et de répandre des thèses antisémites, a été arrêté il y a deux mois en Roumanie, où il est accusé de constitution d'une organisation fasciste et de contrebande d'armes.

Selon La Gruyère de samedi, la police roumaine a trouvé des armes et du matériel de propagande négationniste au domicile de René-Louis Berclaz, qui bénéficie, depuis 2005, d'une libération conditionnelle.

C'est dans le comté de Bihor, à Pietrosa, en Roumanie, que des policiers français, roumains et Interpol ont mis la main, au mois de septembre, sur le négationniste.

L'interpellation a eu lieu dans «une curieuse villa, située en haut d'une colline, discrètement décorée d'une croix gammée», selon le journaliste Georges Charrière, du Courrier picard, qui a dévoilé l'information, reprise samedi par La Gruyère.

Si le journal du sud fribourgeois s'est intéressé à cette capture, c'est que René-Louis Berclaz a vécu à Châtel-Saint-Denis de 1995 à 2003.

Il y a développé l'officine "
Vérité et Justice
", qui niait notamment l'Holocauste. et développait des thèses antisémites. Il avait déjà fui en Serbie-Monténégro en 2004, pour se rendre de lui-même à la fin de la même année. Il a été libéré conditionnellement en novembre 2005.

Deux autres personnes ont été appréhendées lors de ce coup de filet. Ils'agit d'abord du Français Dominique Carron qui avait pris la fuite l'été dernier après avoir tenté d'assassiner son ex-compagne d'une balle dans la tête.

L'autre personne appréhendée est le propriétaire de la maison, George Piscosi Danesco, un Franco-Roumain connu pour être proche des mouvements niant l'existence des camps de la mort et l'extermination des Juifs par les nazis durant la deuxième Guerre Mondiale.

Selon La Gruyère, la nouvelle de l'arrestation de René- Louis Berclaz n'est pas encore arrivée aux oreilles de la justice suisse.

Tant le Service d'exécution des peines du canton de Fribourg, que l'Office des juges d'instruction fribourgeois et le Département fédéral de justice et police ignorent cette affaire roumaine. Ce dernier a précisé au journal fribourgeois que la Suisse n'a fait aucune demande d'extradition et qu'il n'existe aucune recherche internationale au sujet de René-Louis Berclaz.
  
Sources : Le Matin - dimanche 11 novembre 2006,
CICAD - lundi 13 novembre 2006

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