Jun

23

2005

La Suisse veut améliorer son enseignement de la Shoah

 

Depuis six mois, la Suisse fait partie du groupe d'Action International sur l'Holocauste. A Jérusalem, en mars 2005, Samuel Schmid avait pris la parole devant un parterre de personnalités du monde entier. Il participait à l'inauguration du nouveau Musée de la Shoah, à Yad Vashem. «Il ne s'agit pas uniquement de garder la mémoire, mais bien de l'entretenir», déclarait le Conseiller fédéral. «Le devoir de mémoire devient ainsi un devoir d'éducation». Puis, Samuel Schmid appelait à un effort auprès des jeunes générations, «nées des décennies après la tragédie» de la Solution finale.

Depuis six mois, l'Ambassadeur Alexandre Fasel et Bernard Wicht, Chef des affaires internationales à la Conférence des Directeurs Cantonaux de l'Instruction publique (CDIP) dirigent la cellule suisse de l'«ITF», le groupe d'Action International pour la Coopération sur l'éducation, la mémoire et la recherche sur l'Holocauste, dont la CICAD et la FSCI font, entre autre, partie.

Ce groupe est chargé d'améliorer et de mieux coordonner entre les cantons l'enseignement de la Solution finale, en Suisse, en collaborant avec la vingtaine de membres de l'ITF. «Cela nous permet d'élargir les bases de nos connaissances sur cette page noire de l'histoire», explique Bernard Wicht. Et d'échanger des moyens d'enseignement et des expériences avec les autres experts de l'ITF. Des moyens qui sont perçus très positivement, note encore Bernard Wicht. «Un des ouvrages alémaniques sur les génocides devrait être traduit en anglais.».

Dans le même temps, la Suisse ouvre ses archives aux historiens étrangers. Et elle met à disposition ses spécialistes, par ailleurs, fort demandés. Avec la Commission Bergier, «les Américains qui nous ont contactés, en 2004, pour intégrer l'ITF ont reconnu que nous avions fait notre devoir», déclare Alexandre Fasel.

L'action de l'ITF«permettra de lutter plus efficacement contre l'antisémitisme dans notre pays», note Alfred Donath, le Président de la Fédération Suisse des Communautés Israélites, confrontée aux récentes affaires des tombes profanées au cimetière juif de Vevey-Montreux et des croix gammées dessinées sur la Grande synagogue de Genève.

Alexandre Fasel et Bernard Wicht reconnaissent que «les mesures proposées prendront un certain temps pour être opérationnelles», les cantons restant souverains en matière scolaire. Mais ces mesures font leur chemin, à l'instar de la Journée nationale de la mémoire (27 janvier)de plus en plus suivie, lancée en 2004 par la CDIP, en souvenir de la libération du camp d'Auschwitz.

CICAD, La Liberté, Le Courrier - 24 juin 2005 Depuis six mois, la Suisse fait partie du groupe d'Action International sur l'Holocauste. A Jérusalem, en mars 2005, Samuel Schmid avait pris la parole devant un parterre de personnalités du monde entier. Il participait à l'inauguration du nouveau Musée de la Shoah, à Yad Vashem. «Il ne s'agit pas uniquement de garder la mémoire, mais bien de l'entretenir», déclarait le Conseiller fédéral. «Le devoir de mémoire devient ainsi un devoir d'éducation». Puis, Samuel Schmid appelait à un effort auprès des jeunes générations, «nées des décennies après la tragédie» de la Solution finale.

Depuis six mois, l'Ambassadeur Alexandre Fasel et Bernard Wicht, Chef des affaires internationales à la Conférence des Directeurs Cantonaux de l'Instruction publique (CDIP) dirigent la cellule suisse de l'«ITF», le groupe d'Action International pour la Coopération sur l'éducation, la mémoire et la recherche sur l'Holocauste, dont la CICAD et la FSCI font, entre autre, partie.

Ce groupe est chargé d'améliorer et de mieux coordonner entre les cantons l'enseignement de la Solution finale, en Suisse, en collaborant avec la vingtaine de membres de l'ITF. «Cela nous permet d'élargir les bases de nos connaissances sur cette page noire de l'histoire», explique Bernard Wicht. Et d'échanger des moyens d'enseignement et des expériences avec les autres experts de l'ITF. Des moyens qui sont perçus très positivement, note encore Bernard Wicht. «Un des ouvrages alémaniques sur les génocides devrait être traduit en anglais.».

Dans le même temps, la Suisse ouvre ses archives aux historiens étrangers. Et elle met à disposition ses spécialistes, par ailleurs, fort demandés. Avec la Commission Bergier, «les Américains qui nous ont contactés, en 2004, pour intégrer l'ITF ont reconnu que nous avions fait notre devoir», déclare Alexandre Fasel.

L'action de l'ITF«permettra de lutter plus efficacement contre l'antisémitisme dans notre pays», note Alfred Donath, le Président de la Fédération Suisse des Communautés Israélites, confrontée aux récentes affaires des tombes profanées au cimetière juif de Vevey-Montreux et des croix gammées dessinées sur la Grande synagogue de Genève.

Alexandre Fasel et Bernard Wicht reconnaissent que «les mesures proposées prendront un certain temps pour être opérationnelles», les cantons restant souverains en matière scolaire. Mais ces mesures font leur chemin, à l'instar de la Journée nationale de la mémoire (27 janvier)de plus en plus suivie, lancée en 2004 par la CDIP, en souvenir de la libération du camp d'Auschwitz.

CICAD, La Liberté, Le Courrier - 24 juin 2005 

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