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Lettre de l'Ambassadeur iranien, niant l'Holocauste, adressée à l'ONU


 


En Suisse

 

A Genève

 

Dans deux semaines, l'ONU organisera sa commémoration annuelle de l'Holocauste. L'Ambassadeur iranien a récemment écrit au président du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, remettant en question le génocide nazi et appelant à “une revendication historique”.

 

Dans une lettre adressée le 8 janvier au Président du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, Luis Alba, l'Ambassadeur iranien Alireza Moayeri a défendu la récente conférence sur l'Holocauste en Iran. 

                         

Selon Moayeri, une "question légitime" se pose et porte particulièrement sur le nombre de victimes de l'Holocauste. "Des études sérieuses s'opposent sur cette question", déclare-t-il et pour se justifier, il évoque la Déclaration Universelle de Droits de l'homme et la notion de liberté d'opinion. 

      

Ensuite, dans la lettre, Alireza Moayeri a diabolisé Israël, qualifiant ce pays de fondamentalement illégitime, "chargé de désirs raciaux hégémoniques."

 

Cette lettre est perçue comme une énième violation du régime iranien dans sa campagne négationniste, peu scrupuleuse. De plus, l'Iran incite à un nouveau génocide en appelant, à maintes reprises, par le biais de son Président Mahmoud Ahmadinejad, "à rayer Israël de la carte."

           

Selon UN Watch, l'utilisation du Conseil des droits de l'homme pour mettre en doute le pire crime de toute l'humanité est tout simplement obscène.

 

"Quelqu'un doit rappeler à l'Iran, haut et fort, que c'est sur les cendres de l'Holocauste que les Nations unies ont été fondées, la Déclaration Universelle de Droits de l'homme rédigée et la Convention de Génocide adoptée, dans le but déclaré "d'éviter la répétition de genocides comme ceux commis par le régime Nazi." (...)

 

Le temps est venu pour Louise Arbour, haut commissaire des droits de l'homme à l'ONU et le Président du Conseil Luis d'Alba de se prononcer immédiatement et avec fermeté. Si ce n'est pas maintenant, alors quand ?", conclut UN Watch.

 

Source : Un Watch - jeudi 11 janvier 2007