Une nouvelle manière de s'opposer à la présence de l'extrême-droite.
La commission du Grütli a estimé qu'une "journée des femmes" conviendrait à la fête du 1er Août 2007, sur la prairie du Grütli. Mais l'événement dépasserait le cadre d'une fête locale et nécessite une discussion avec la Confédération, juge-t-elle.
La semaine dernière, la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey et la présidente du Conseil national Christine Egerszegi ont confirmé qu'elles étudiaient le moyen de réunir un maximum de femmes, elles deux comprises, le 1er août prochain sur le Grütli. Soit une nouvelle manière de s'opposer à la présence de l'extrême-droite.
La commission du Grütli veut étudier la faisabilité d'un tel "sommet des femmes" avec les autorités et les organisations concernées, notamment la Confédération.
Le gouvernement uranais a donné son accord de principe pour une fête à caractère "local" et sans invités de marque cette année. Mais si le projet d'en faire une journée des femmes se concrétise, il exigera une nouvelle demande d'autorisation.
Pour des raisons de coûts, cette édition se déroulerait sans un déploiement massif de forces de l'ordre, contrairement à 2006.
Pour Uri, une journée des femmes changerait la donne et nécessiterait un soutien de la Confédération. Celle-ci n'avait pas voulu participer aux coûts de sécurité l'année dernière, expliquant que la fête ne devait pas être perçue comme une cérémonie nationale.
Sources : Le Temps - jeudi 25 janvier 2007, Le Matin - jeudi 25 janvier 2007
