Chine et Russie bloquent les sanctions à l'Onu contre l'Iran
Le désaccord subsiste entre les pays chargés d'élaborer une nouvelle résolution de l'Onu imposant des sanctions à l'Iran en raison des doutes sur la nature de son programme nucléaire, la Chine et la Russie s'opposant à la quasi totalité des propositions, selon un document de travail.
Le document met en évidence les réserves chinoises et russes sur l'ensemble des propositions formulées par les quatre autres négociateurs - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Allemagne - à l'exception de l'interdiction sur l'exportation d'armes.
Parmi les propositions sujettes à discussions figurent l'interdiction de voyager, des restrictions financières et commerciales, ainsi que l'extension de la liste des dirigeants et entreprises iraniens dont les actifs sont gelés.
Afin de débloquer leurs discussions, des responsables des Affaires étrangères des six ont tenu une téléconférence jeudi, suivie par une réunion de leurs ambassadeurs aux Nations unies.
"Nous faisions seulement le point sur la situation", a affirmé l'ambassadeur Américain, Alejandro Wolff, après la réunion.
Interviewé par "Le Temps" d'aujourd'hui, le chef de la diplomatie, Javier Solana, a évoqué la position de l'UE face à Téhéran.
"Comme vous le savez, une deuxième résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran est en discussion. Elle résulte du rapport négatif de l'Agence internationale de l'énergie atomique, selon laquelle l'Iran ne s'est pas comporté de manière attendue et a accéléré ces derniers mois la production de centrifugeuses. Il est donc logique que l'UE poursuive sa double voie: adhésion aux sanctions décidées par l'ONU d'une part, porte toujours ouverte pour des négociations d'autre part. Nous, en tant qu'Européens, sommes prêts à recommencer les pourparlers avec Téhéran le plus tôt possible car nous pensons qu'une solution négociée reste la meilleure", a précisé Javier Solana.
sources : Le Temps - vendredi 9 mars 2007, Le Monde - vendredi 9 mars 2007
