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Contre le sida, la circoncision


 


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et Onusida ont annoncé, mercredi, qu'ils recommandaient la circoncision comme moyen de prévention de l'infection à VIH.

 

Les deux organismes insistent cependant sur le fait que la circoncision ne protège pas complètement contre le virus du sida et qu'elle ne doit pas remplacer les autres méthodes de prévention.

 

Cette recommandation fait suite à une réunion d'experts qui s'est tenue à Montreux, le 6 mars.

 

Les participants ont examiné trois études, menées en Afrique du Sud, en Ouganda et au Kenya, dont les conclusions - jugées convaincantes - concordent: la circoncision des hommes jeunes leur confère un taux de protection d'environ 60% vis-à-vis de l'infection par le VIH.

 

Une étude complémentaire a permis d'estimer que la circoncision aurait pu permettre d'éviter 35000 nouvelles contaminations en 2007, parmi les 2,5 millions d'hommes - pour la plupart non circoncis - de la province sud-africaine du Kwazulu-Natal.

 

Mises en garde

Directeur du département VIH/sida à l'OMS, Kevin De Cock estime que les données scientifiques permettent de proposer «la circoncision pour protéger les hommes là où il existe un taux de séropositivité élevée et un taux de circoncision bas, dans un contexte où la transmission hétérosexuelle prédomine. Pour l'essentiel, cela veut dire l'Afrique australe et une partie de l'Afrique de l'Est».

 

Une étude est en cours, en Ouganda, pour évaluer l'impact de la circoncision parmi les femmes partenaires d'hommes séropositifs et circoncis.

 

D'autres études seront nécessaires pour en apprécier les éventuels bénéfices pour les hommes ayant des rapports homosexuels.

 

Néanmoins, l'OMS et Onusida mettent en garde contre un certain nombre d'interprétations et d'effets pervers possibles: il est nécessaire d'informer les hommes et leurs partenaires, «afin de les empêcher d'acquérir un sentiment erroné de sécurité».

 

Les deux organismes estiment indispensable de «former des praticiens», mais aussi de s'assurer que la circoncision est proposée en atténuant toute discrimination, dans le respect de la confidentialité et en l'absence de coercition.

 

Sources : Le Temps - jeudi 29 mars 2007, Le Monde - jeudi 29 mars 2007, Le Matin Bleu -  jeudi 29 mars 2007, OMS - mercredi 28 mars 2007